Bon à savoir

  • Un Homme sur deux est une femme – MLF
  • La femme est au-dessus du niveau de la mère – MLF
  • Une femme sans homme, c’est comme un poisson sans bicyclette – MLF
  • Travailleurs de tous les pays, qui lave vos chaussettes ? – MLF
  • Le privé est politique – MLF
  • Il y a plus inconnu que le soldat inconnu : sa femme ! – MLF
  • Je suis une femme, pourquoi pas vous ? – MLF
  • Le féminisme n’a jamais tué personne, alors que le machisme tue tous les jours – Benoîte Groult
  • La femme est la prolétaire du prolétaire – Flora Tristan
  • L’éternel féminin est l’homologue de l’âme noire et du caractère juif – Simone de Beauvoir
  • Je n’ai jamais réussi à définir le féminisme. Tout ce que je sais, c’est que les gens me traitent de féministe chaque fois que mon comportement ne permet plus de me confondre avec un paillasson – Rebecca West

Au classement 2010 du World Economic Forum

la France occupe le 46e rang au niveau de la parité politique, le 60e pour les responsabilités économiques, et la 127e place pour les écarts salariaux !

Temps partiel

  • 83% des emplois à temps partiels sont occupés par des femmes
  • 30% des femmes travaillent à temps partiel contre 7% des hommes (Insee 2011)
  • On estime que 8 % des femmes salariées sont en temps partiel contraint contre 2,8 % des hommes
  • Pour 28% des femmes salariées à temps partiel, ce dernier est « subi », et elles souhaiteraient pouvoir travailler davantage (Insee).

Ségrégation

  • 49,8% des femmes salariées sont cantonnées dans 11 des 86 familles professionnelles répertoriées par l’INSEE :

Agents d’entretien, vendeuses, caissières, employées administratives, secrétaires, hôtesses d’accueil, aides-soignantes, infirmières, sages-femmes, aides à domicile, métiers dans l’action sociale, éducatrices et assistantes sociales, enseignantes, assistantes maternelles, coiffeuses, femmes de ménage, femmes de chambre, agentes de restauration, et pour évoquer le monde ouvrier, l’électronique, le textile et l’agro-alimentaire.

  • Près de 79 % de femmes s’y concentrent, alors que les 11 premières familles occupées par les hommes ne regroupent que 35,2 % des effectifs
  • La construction et l’industrie emploient plus de 3 hommes sur 10, contre une femme sur 10
  • 3 femmes sur 10 travaillent dans l’éducation, la santé et l’action sociale, contre moins d’un homme sur 10
  • Les femmes sont 2 fois + nombreuses dans les services aux particuliers
  • Près de 50% des femmes sont des employées, contre 13 % des hommes
  • 35 % des hommes sont ouvriers, contre 8 % des femmes

Enquête SIP 2007 « Parcours professionnels et état de santé » – Premières Synthèses 01/2010 :

  • 64 % des personnes positionnées dans des parcours pénibles et précaires sont des femmes contre 36 % des hommes
  • 58 % des personnes positionnées dans des parcours descendants sont des femmes contre 42 % des hommes
  • 60 % des personnes positionnées dans des parcours ascendants continus sont des hommes contre 40 % de femmes

Jeunesse et éducation

  • Les filles représentent 58 % des étudiants à l’université en 2009-2010 (43 % en 1960-1961), et ne sont que 30 % dans les filières scientifiques.

Les femmes sont majoritaires parmi les étudiantEs (56%), et très minoritaires dans le monde de la recherche. Elles représentent 1/3 des chercheurs publiques et 40% des maîtres de conférence. En 2006, on compte seulement 18,5% de femmes professeures d’université. Emmanuelle Latour, Mouvements, 2008.

Au CNRS, qui contient 30% d’effectifs féminins, les femmes ne représentent que 25% des directeurs de recherche 2e classe, 12% des directeurs de recherche 1ère classe, 12% des directeurs de recherche de classe exceptionnelle. Enquête CNRS, dirigée par Catherine Marry, 2005.

Précarité

En 2010, le salaire mensuel brut moyen est de 4 306 € pour un homme (+ 4,1 % par rapport à 2009) et de 3 417 € pour une femme (+ 3,6 % par rapport à 2009) pour un poste en équivalent à temps plein – enquête ESOPE de 2010 par la Confédération française de l’encadrement – Confédération générale des cadres (CFE-CGC).
Extraits du rapport du Sénat de février 2012 sur L’égalité salariale entre les femmes et les hommes

  • 80% des travailleurs pauvres sont des femmes
  • Les femmes constituent 60 % des personnes ayant des emplois non qualifiés
  • 30 % des femmes qui travaillent ont un emploi sans qualification reconnue
  • Les femmes constituent les 2/3 des salarié-e-s à bas salaires
  • 10% des enfants trouvent un accueil en crèche
  • Dans l’UE, les inégalités salariales s’élèvent à 16,4% (2010)
  • Dans le secteur des services, le salaire moyen des femmes dirigeantes est inférieur en moyenne de près de 40 % à celui des hommes
  • Il y a 27% de différences salariales en moyenne entre les femmes et les hommes :
  1. Toute chose égale par ailleurs : si on prend deux cas jumeaux, même âge, mêmes études, même entreprise et même poste de travail : écart moyen de salaire de 10%.
  2. Si on ne compte pas le temps partiel pour calculer seulement les écarts de salaire entre personnes qui travaillent à temps complet (en prenant en compte les salaires annuels) : 19%.
  3. Enfin, si on calcule l’ensemble de ces écarts, tout temps de travail confondu, en comparant le salaire moyen des femmes et des hommes : 27%.

CF : Observatoire des inégalités

C’est comme si à partir de 15h, une femme travaillait gratuitement dans une entreprise par rapport à son collègue masculin.

Cette inégalité salariale s’explique par plusieurs facteurs.

Les hommes :

  • occupent moins souvent des emplois à temps partiel,
  • travaillent dans des secteurs économiques plus rémunérateurs,
  • effectuent davantage d’heures supplémentaires,
  • ont plus fréquemment des horaires décalés,
  • occupent des positions professionnelles supérieures,
  • sont plus souvent cadres que les femmes.

L’ensemble de ces facteurs structurels n’explique que 30 % de cet écart de salaires.

Les femmes ont :

  • des postes moins exigeants : Les femmes qui poursuivent leur carrière en conciliant travail et charges familiales peuvent rechercher des postes moins exigeants. Elles « échangent » un salaire plus bas contre une plus grande souplesse horaire ou une moindre intensité de travail.
  • Plafond de verre : Les femmes se heurtent à des obstacles croissants dans leur progression de carrière.
  • Suspicion de l’employeur : Les femmes sont considérées comme susceptibles de sortir du marché du travail pour raisons familiales, et ce même si elles n’ont jamais eu l’intention d’interrompre leur carrière. Elles sont suspectées de ne pas être attachées à leur poste. Cette méfiance peut les pousser à moins s’engager dans leur travail, confirmant a posteriori les préjugés des employeurs.

Chômage

  • Celui des femmes est de 9,7% contre 8,8% pour les hommes (Insee 2011)
  • À tous les âges, il y a plus de chômeuses que de chômeurs, mais c’est entre 25 et 49 ans que les écarts sont plus marqués.
  • 16 % des ouvrières sont au chômage contre 9,5 % des ouvriers

Plafond de verre

  • Les femmes occupent 25% des postes d’encadrement des entreprises du secteur privé
  • Elles constituent 7% des cadres dirigeants des 5000 premières entreprises françaises
  • 18 % des hommes sont cadres contre 13 % des femmes
  • 29 % des entreprises dans l’industrie et le tertiaire marchand non financier ont été créées par des femmes
  • Il y a en moyenne 10 ans de décalage avec les hommes par rapport à l’ascension dans la hiérarchie d’une entreprise
  • Parmi les dirigeantEs salariéEs d’entreprise, on ne trouve encore que 17,2 % de femmes

Tâches ménagères

Selon l’Insee, Enquêtes emploi du temps 2009-2010 – Regards sur la parité 2012 :

  • Les femmes consacrent en moyenne 3 h 52 par jour aux tâches domestiques en 2010 (une heure de moins qu’en 1985) contre 2 h 24 pour les hommes (même chiffre qu’en 1985)
  • A partir du 3e enfant, 37% des mères sont inactives (58% quand le dernier a moins de 3 ans)
  • 24% d’entre elles sont à temps partiel
  • Sur leur (environ) 4 heures de travail domestique par jour, les femmes consacrent 45 mn aux enfants contre 20mn pour les pères

Mais encore… (2009) :

  • 6 % des hommes contre 40 % des femmes voient leur situation professionnelle modifiée à l’arrivée d’un enfant
  • les femmes assument 80 % des tâches domestiques et les deux tiers du travail parental
  • 26 % des mères, tous âges confondus, déclarent être inactives, au chômage ou en congé parental
  • près de 9 % des mères affirment réduire leur temps de travail
  • les femmes sans interruption de carrière gagnent en moyenne 23 % de plus que celles qui ont temporairement arrêté de travailler pour raisons familiales
  • Dans l’UE, le taux d’emploi des mères d’enfants de moins de 12 ans est de 65,6 % contre 90,3 % pour les pères.

Le fait d’avoir des enfants n’a quasi pas d’impact sur le statut professionnel des hommes vivant en couple, selon l’enquête mise en ligne par le Centre d’études et de recherches sur les qualifications (CEREQ) :

  • Après la naissance d’un 1er enfant, 17 % des mères passent à temps partiel, 11 % changent de poste, 7% démissionnent et 4% prennent un congé parental à temps complet, quand 91 % des pères ne déclarent aucun changement dans leur situation professionnelle.
  • L’arrivée d’un 2e enfant renforce ce clivage car ce sont toujours les femmes qui assument l’essentiel des charges domestiques, ce qui s’accentue au fur et à mesure que la famille s’agrandit.
  • 25% des femmes qui déclarent gagner au moins autant et travailler au moins autant de temps que leur conjoint assurent tout de même l’essentiel des tâches domestiques.

« Sur les 38 milliards d’heures de travail domestique réalisées par les Français, 77 % sont pris en charge par les femmes, si l’on compte le travail domestique dur, en dehors de celui qui peut être assimilé à des loisirs. Elles font environ 35 heures de travail domestique par semaine qui s’ajoutent souvent à un travail -mal- rémunéré. » Ce serait l’équivalent d’au moins 17 % du PIB national, 36 % selon d’autres modes de calcul.

Travaux de Delphine Roy, chargée d’étude à l’Insee

Retraites

  • L’écart entre les pensions est de 38%
  • Le montant des droits directs à pension de retraite des femmes est inférieur de 42 % à celui des hommes
  • Plus de la moitié des retraitées touche une pension inférieure à 900 euros
  • 33% des femmes partent à la retraite à 65 ans, contre 5% d’hommes
  • Parmi les retraités actuels du régime général, 41% des femmes ont validé une carrière complète contre 86% des hommes
  • les femmes validant 2 fois moins souvent des carrières complètes que les hommes
  • Les femmes partent en retraite, en moyenne, à 61,4 ans et les hommes, 59,5 ans
  • Les femmes valident 20 trimestres de moins que les hommes : 137 pour les femmes et 157 pour les hommes.

Les femmes retraitées ont touché en 2004 une pension moyenne de 1.007 euros bruts par mois, soit 38% de moins que les hommes qui ont perçu 1.622 euros. En droit direct, les femmes touchent 825€ en moyenne contre 1426€ pour les hommes, soit 50 % des retraites des hommes.

Source : DREES 2006 / C.O.R. 2008, cité par l’Observatoire de la parité

Autres galères 

  • En 2010, les accidents de travail des femmes représentent un tiers des 650 000 accidents de travail, chiffre en augmentation pour les femmes (+23,4%) et en diminution pour les hommes (-21,3%).
  • Depuis 2009, le nombre des accidents de trajet des femmes dépasse celui des hommes.
  • Les maladies professionnelles des femmes augmentent plus de 2 fois plus vite que celles des hommes et dépassent celles des hommes à partir de 2010.
  • 58 % des troubles musculosquelettiques (TMS) reconnus en 2003 concernent les femmes contre 42 % les hommes (Enquête SUMER – surveillance médicale des expositions aux risques professionnels, 2003).

« En lien avec les postes occupés, les femmes sont plus exposées à des facteurs de risques : gestes répétitifs à cadence élevée, travail sur écran, forte demande psychologique (intensité du travail, rapidité, morcellement du travail) avec une faible latitude pour travailler différemment ».

Source : ANACT

Ressources

D’après chiffres Insee L’égalité, photographie du marché du travail en 2007, aout 2007. On peut aussi consulter le rapport de l’IGAS (Inspection générale des affaires sociales) réalisé par Brigitte Grésy, juin 2011 : L’égal accès des femmes et des hommes aux responsabilités familiales et professionnelles

- Fiches thématiques « Travail, emploi » – Regards sur la parité – Insee Références – édition 2012. Population active ; population active occupée ; chômage ; temps de travail ; conditions de travail et pénibilité ; métiers ; être salarié du privé ; être salarié du public ; travailler à son compte.
- Fiches thématiques « Revenus, niveaux de vie » – Regards sur la parité – Insee Références – édition 2012. Salaires ; retraites ; allocations chômage et minima sociaux ; niveaux de vie et pauvreté.

Zoom sur l’UE

Formation

  • Près de 60 % des titulaires d’un diplôme universitaire sont des femmes, mais elles représentent moins de 33 % des scientifiques et des ingénieurs de l’UE et constituent près de 80 % de la population active dans les secteurs de la santé, de l’éducation et du bien-être.

Emploi et métiers

  • Le taux d’emploi des femmes varie entre 40 % et 75 % dans l’UE, avec une moyenne européenne de 75,8 % pour les hommes et de 62,5 % pour les femmes (2009)
  • Dans l’ensemble de l’UE des 25, 72 % des hommes de 15–64 ans ont un emploi rémunéré en 2006 contre 57 % des femmes (73 % des femmes au Danemark, 71 % en Suède, 46 % en Italie)
  • En 2005, environ 61 % des femmes ayant un emploi travaillaient dans 6 secteurs d’activité : soins de santé et services sociaux (17 % de toutes les femmes au travail), vente au détail (12,5 %), enseignement (11,5 %), administration publique (7 %), activités commerciales (7 %) et hôtels et restaurants (5 %). Le degré de concentration des hommes est très inférieur
  • Les femmes forment 75 % des travailleurs à temps partiel.

Informations sur l’indépendance économique des femmes dans l’UE

Rémunérations

  • La moyenne des écarts de rémunération dans l’UE est estimée à 16,4 % pour 2010
  • Les écarts sont de moins de 10 % en Italie, à Malte, en Pologne, en Slovénie et en Belgique, de plus de 20 % en Slovaquie, à Chypre, en Allemagne et en Grèce et de plus de 25 % en Estonie, en République tchèque et en Autriche. (Eurostats, 2010)

D’après l’UE :

« l’écart de rémunération n’est cependant pas un bon indicateur des inégalités globales entre les femmes et les hommes puisqu’il ne concerne que les personnes salariées. Il doit être examiné en parallèle à d’autres indicateurs sur le marché du travail, afin de tenir compte des différents schémas de participation des femmes au monde du travail. Dans la majorité des pays où le taux d’emploi des femmes est faible (Malte, Italie, Grèce, Pologne, par exemple), l’écart de rémunération est inférieur à la moyenne, ce qui peut indiquer une faible proportion de femmes peu ou non qualifiées sur le marché. L’écart de rémunération est généralement élevé sur les marchés du travail très ségrégatifs (par exemple Chypre, l’Estonie, la Slovaquie ou la Finlande) ou lorsque une part importante des femmes travaillent à temps partiel (par exemple en Allemagne, au Royaume-Uni, aux Pays-Bas, en Autriche et en Suède). Les mécanismes institutionnels et les systèmes de détermination des rémunérations peuvent aussi influencer l’écart des salaires ».

Responsabilités

  • La part de femmes dirigeantes dans les entreprises stagne à 33 %
  • Les CA des plus grandes sociétés européennes cotées en bourse comptent en moyenne 3 % de présidentes.

Source

Plus d’infos

- Rapport de la Commission au Conseil, au Parlement européen, au Comité économique et social européen et au Comité des régions du 23 janvier 2008 sur l’égalité entre les femmes et les hommes.
- Données Eurostat 2007 ; La vie des femmes et des hommes en Europe – Un portrait statistique, 2008

Dans le monde

Selon le Bureau international du travail (BIT) :

  • le nombre de femmes qui travaillent a augmenté de presque 200 millions au cours de la décennie écoulée, pour atteindre 1,2 milliard en 2007, contre 1,8 milliard d’hommes
  • Le nombre de femmes sans emploi est passé de 70,2 à 81,6 millions
  • Le taux de chômage des femmes est de 6,4 % contre 5,7 % chez les hommes
  • La part des femmes dans « l’emploi vulnérable » (travaillant à leur propre compte ou comme travailleuses familiales non rémunérées plutôt que titulaires d’un travail salarié et rémunéré) a régressé de 56,1 à 51,7 % depuis 1997
  • En 2007, 36,1 % des femmes travaillaient dans l’agriculture et 46,3 % dans les services. 34 % des hommes travaillent dans l’agriculture et 40,4 % dans les services.

Source : Tendances mondiales de l’emploi des femmes, Bureau international du Travail, Genève, 2008.

Docs et liens :

1790

  • Loi de la révolution : la femme a le même droit à l’héritage que les enfants masculins.

1804

  • Code Napoléonien : Incapacité juridique de la femme mariée. La femme, considérée comme mineure, est entièrement sous la tutelle de ses parents puis de son époux ; restrictions sévères au droit de divorcer.

1816

  • Suppression totale du divorce.

1850

  • La loi Falloux oblige les communes de plus de 800 habitants à ouvrir une école primaire pour les filles.

1848 : instauration du « suffrage universel » masculin

1863

  • Victor Duruy, ministre de l’Instruction publique, crée les cours secondaires pour jeunes filles, jusque-là interdits.

1861 : Julie Daubié première femme bachelière

1874

  • Première loi voulant protéger les femmes au travail : les femmes ne peuvent travailler dans les mines ni travailler le dimanche.

1871 : Louise Michel, communarde, est déportée à Nouméa

1880

  • La loi Camille Sée organise l’enseignement secondaire féminin (différent de celui des garçons).

1881

  • Loi autorisant les femmes à ouvrir un livret de Caisse d’épargne sans l’autorisation de l’époux

1882

  • Lois Jules Ferry : école primaire obligatoire et gratuite pour les filles comme pour les garçons.

1884

  • Loi autorisant le divorce aux mêmes conditions qu’en 1804.

1892

  • Loi limitant la journée de travail à 11 heures pour les femmes. Il est interdit de les faire travailler la nuit (loi mal appliquée).

1900 : Jeanne Chauvin première femme avocate.
1903 : Marie Curie reçoit le prix Nobel de Physique

1907

  • La femme mariée qui travaille a le droit de disposer de son salaire (mais pas de gérer ses autres biens).

1908

  • Le divorce est autorisé à la demande des deux époux, après 3 ans de séparation de corps.

1908 : Madeleine Brès, première femme à exercer la médecine

1909

  • Congé de maternité de 8 semaines, sans traitement.

1915

  • Les femmes disposent de l’autorité paternelle en l’absence du mari, pour la durée de la guerre.

1920

  • Loi faisant de la contraception et de l’avortement un délit pénal.
  • Les institutrices obtiennent l’égalité de rémunération avec les hommes.

1924

  • L’enseignement secondaire est le même pour les filles que pour les garçons.

1928

  • Loi instituant le congé de maternité.

1932

  • Création des Allocations Familiales.

1936 : le gouvernement Léon Blum compte 3 femmes sous-secrétaires d’État

1938

  • Loi reconnaissant à la femme une « capacité juridique » restreinte : droit d’ester en justice, de témoigner, etc.

1941

  • Le divorce est interdit pendant les trois première années suivant le mariage; ensuite aussi, sauf en cas de sévices graves et répétés.

1941 : officialisation de la fête des mères

1942

  • L’avortement est considéré comme un crime contre l’État, passible de la peine de mort.

1944

  • Une ordonnance d’Alger accorde aux femmes le droit de vote et le droit d’éligibilité. Les femmes sont admises dans les jurys d’assises

1945

  • Rétablissement du divorce aux conditions de 1908.
  • Loi instituant le congé de maternité obligatoire et indemnisé à 50%.

34 femmes sont élues députées

1946

  • Le préambule de la Constitution pose le principe de l’égalité des droits entre hommes et femmes.

1965

  • La femme peut gérer ses biens, ouvrir un compte en banque, exercer une profession sans l’autorisation de son mari.

1965

  • L’enseignement technique est ouvert aux filles.

1967

  • Loi Neuwirth autorisant la contraception ; remboursée en 1974.Anne Zelensky préside l’association mixte « Féminin, masculin, avenir » avec une grande réunion à la Sorbonne occupée en mai 1968

1970

  • La mère devient l’égale du père en matière d’autorité parentale.
  • Printemps 1970 : premier meeting du futur MLF à l’université de Vincennes 26 août 1970 : Une dizaine de féministes déposent sous l’arc de triomphe à paris une gerbe à la femme du soldat inconnu

1971

1972

1973

  • Loi rendant obligatoire l’égalité salariale pour un même travail.
  • Avril 1971 : Manifeste des 343 femmes affirmant avoir avorté, rédigé par Simone de BeauvoirMai 1971 : premier des six numéros du journal « Le torchon brûle »
  • 1972 : Procès de Bobigny
  • Printemps 1973 : Création du MLAC, mouvement de gauche autogestionnaire qui va organiser des avortements clandestins
  • 3 février 1973 : 331 médecins rendent public un manifeste pour le droit à l’avortement

1974

  • Loi Veil autorisant l’IVG, sous certaines conditions, votée le 18 janvier 1975
  • Création d’un premier secrétariat d’état à la condition féminine

1975

  • Libéralisation du divorce.
  • Interdiction de rédiger une offre d’emploi réservée à un sexe, de refuser une embauche ou de licencier en fonction du sexe
  • une directive européenne introduit la notion d’égalité de traitement qui vise à passer d’une égalité formelle à une égalité réelle. Les Etats doivent prendre des mesures afin de supprimer toutes les dispositions discriminatoires envers les femmes.

1980 Marguerite Yourcenar, première femme à l’Académie française

1983

  • Loi Roudy : Elle transpose cette directive et réaffirme le principe de l’égalité dans tout le champ professionnel (recrutement, rémunération, promotion ou formation). La loi institue également l’obligation pour les entreprises de produire un rapport annuel sur la situation comparée des femmes et des hommes dans l’entreprise (RSC)

1986

  • Circulaire légalisant l’emploi du féminin pour les noms de métier.

1990

  • Arrêt de la Cour de cassation condamnant le viol entre époux.

1992

  • Loi réprimant les violences conjugales, et loi sanctionnant le harcèlement sexuel au travail.

1999

2000

  • Réforme de la Constitution : la loi favorise l’égal accès des hommes et des femmes aux mandats électoraux et aux fonctions électives.
  • Loi en faveur de la parité hommes/femmes en politique.

à l’Assemblée nationale élue en 1997, les femmes représentent moins de 11% des députés

  • « Déclaration des droits de la citoyenne » Olympe DE GOUGES – 1792
  • « L’émancipation de la femme ou le testament de la paria » Flora TRISTAN – 1845
  • « Le deuxième sexe » Simone DE BEAUVOIR – 1949 – Gallimard
  • « La cause des femmes » Gisèle HALIMI – 1973 – Grasset
  • « La libération de l’avortement. Chronologie des événements et des prises de position» Anne-Marie Devreux et Michèle Ferrand-Picard – 1982 Revue française de sociologie XXIII juillet-septembre
  • « Une histoire du MLAC» Monique Antoine – 1988 Le féminisme et ses enjeux, 27 femmes parlent – Edilig
  • « Libération des femmes : les années-mouvement » Françoise Picq – 1993 Seuil
  • « Masculin, féminin. 1) La pensée de la différence – 2) Dissoudre la hiérarchie» Françoise HÉRITIER – 1996 / 2002O. Jacob
  • « Le corps des femmes (1967-1980)» Clémentine Autain – 1997 – DEA d’histoire, université de Paris 8
  • « Écarts de salaire » Dominique MEURS et Sophie PONTIEUX – 2005 – La Découverte (avec extraits de « Femmes, genre et sociétés. L’état des savoirs » de Margaret MARUANI pages 256-264)
  • « Hommes, femmes, avons-nous le même cerveau ? » Catherine VIDAL – 2007 Le pommier
  • « Le féminisme au masculin » Benoîte GROULT – 2010 Le livre de poche
  • « Désobéir au sexisme » Les Désobéissants et Xavier RENOU – 2011 Le passager clandestin Seuil
  • « La plus belle histoire des femmes » Françoise HÉRITIER, Michelle PERROT, Sylviane AGACINSKY – 2011

Bande dessinées

  • La voiture d’Instar de Pedro Riera et Nacho Casanova – Portrait d’une femme moderne au Yémen
  • Les choniques mauves de Catherine Feunteun aux editions Catpeopleprod – Roman graphique de 1950 à 2011 entre vécue, féminisme et lesbiannisme
  • Le bleu est une couleur chaude de Julie Maroh
  • « La vie d’Adèle » 
  • Princesse aime princesse de Lisa Mandel
  • Luchadoras de Peggy Adams – Sexicide et violences conjugales au nord mexique
  • Et toi quand est ce que tu t’y mets? de Véronique Cazot et Madeleine Martin – BD humoristique sur une femme en couple ne désirant pas avoir d’enfant
  • Toutes les BD de Chantal Montellier
  • BD sur Olympe de Gouges ou Kiki de Montparnasse de Catel et Bocquet

3 réflexions sur “Bon à savoir

  1. Article convaincant et utile par les données sur les inégalités hommes-femmes qu’il rassemble.

    Ceci dit, certaines lignes ci-dessus permettent de mettre en doute ce texte ce qui est dommage. Par exemple:
    « La construction et l’industrie emploient plus de 3 hommes sur 10, contre une femme sur 10. » Dans ce contexte, cela sonne comme une récrimination, mais faut-il absolument que les femmes travaillent autant que les hommes dans la construction et l’industrie?
    « 3 femmes sur 10 travaillent dans l’éducation, la santé et l’action sociale, contre moins d’un homme sur 10. » Où est le problème? Ces activités auraient-elles moins de valeur?
    « Les femmes sont 2 fois + nombreuses dans les services aux particuliers. » Heureusement pour ceux qui en bénéficient…

    Je doute que dans tous les métiers les hommes et les femmes devraient être représentés à part égale. Il est plus important qu’elles puissent choisir librement l’activité qu’elles souhaitent exercer, qu’elles aient accès à la formation correspondante, qu’à travail égal elles reçoivent le même salaire que les hommes. Ce sont des lapalissades mais peut-être n’est-il pas inutile de les rappeler.

    Les femmes (et pourquoi pas les hommes) devraient aussi être libres de ne pas occuper un emploi si elles (ils) veulent se consacrer à leurs enfants et leur famille, mais elles (ils) devraient alors recevoir un salaire et cumuler des points de retraite. Élever les enfants n’est pas seulement une affaire privée, c’est aussi une activité socialement utile: cela justifierait que la société la rémunère.

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  2. Et encore une pseudo asso qui se dit féministe et qui casse de la pute sans gêne. C’est juste déprimant quoi. Dommage…

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