Bon à savoir

  • Un Homme sur deux est une femme – MLF
  • La femme est au-dessus du niveau de la mère – MLF
  • Une femme sans homme, c’est comme un poisson sans bicyclette – MLF
  • Travailleurs de tous les pays, qui lave vos chaussettes ? – MLF
  • Le privé est politique – MLF
  • Il y a plus inconnu que le soldat inconnu : sa femme ! – MLF
  • Je suis une femme, pourquoi pas vous ? – MLF
  • Le féminisme n’a jamais tué personne, alors que le machisme tue tous les jours – Benoîte Groult
  • La femme est la prolétaire du prolétaire – Flora Tristan
  • L’éternel féminin est l’homologue de l’âme noire et du caractère juif – Simone de Beauvoir
  • Je n’ai jamais réussi à définir le féminisme. Tout ce que je sais, c’est que les gens me traitent de féministe chaque fois que mon comportement ne permet plus de me confondre avec un paillasson – Rebecca West

 

Temps partiel

  • 80% des emplois à temps partiels sont occupés par des femmes
  • 30% des femmes travaillent à temps partiel contre 7% des hommes (Insee 2011)

Ségrégation

  • 50% des femmes salariées sont cantonnées dans 15% des métiers et dans 11 des 86 familles professionnelles répertoriées par l’INSEE, et plutôt :

Agents d’entretien, vendeuses, caissières, employées administratives, secrétaires, hôtesses d’accueil, aides-soignantes, infirmières, sages-femmes, aides à domicile, métiers dans l’action sociale, éducatrices et assistantes sociales, enseignantes, assistantes maternelles, coiffeuses, femmes de ménage, femmes de chambre, agentes de restauration, et pour évoquer le monde ouvrier, l’électronique, le textile et l’agro-alimentaire.

Jeunesse et éducation

Les femmes sont majoritaires parmi les étudiant-es et très minoritaires dans le monde de la recherche. En 2006, on compte seulement 18,5% de femmes professeures d’université. Emmanuelle Latour, Mouvements, 2008.

Autres chiffres :

  • 5% des directions générales des grandes collectivités
  • 12 % des comités exécutifs des grandes entreprises
  • 8,5% d’écarts de salaires entre cadres femmes et hommes
  • 20% de femmes victimes de harcèlement sexuel au travail

Pourquoi ? Parce que les hommes :

  • occupent moins souvent des emplois à temps partiel,
  • travaillent dans des secteurs économiques plus rémunérateurs,
  • effectuent davantage d’heures supplémentaires,
  • ont plus fréquemment des horaires décalés,
  • occupent des positions professionnelles supérieures,
  • sont plus souvent cadres que les femmes.

L’ensemble de ces facteurs structurels n’explique que 30 % de cet écart de salaires.

Les femmes ont :

  • des postes moins exigeants : Les femmes qui poursuivent leur carrière en conciliant travail et charges familiales peuvent rechercher des postes moins exigeants. Elles « échangent » un salaire plus bas contre une plus grande souplesse horaire ou une moindre intensité de travail.
  • Plafond de verre : Les femmes se heurtent à des obstacles croissants dans leur progression de carrière.
  • Suspicion de l’employeur : Les femmes sont considérées comme susceptibles de sortir du marché du travail pour raisons familiales, et ce même si elles n’ont jamais eu l’intention d’interrompre leur carrière. Elles sont suspectées de ne pas être attachées à leur poste. Cette méfiance peut les pousser à moins s’engager dans leur travail, confirmant a posteriori les préjugés des employeurs.

« En lien avec les postes occupés, les femmes sont plus exposées à des facteurs de risques : gestes répétitifs à cadence élevée, travail sur écran, forte demande psychologique (intensité du travail, rapidité, morcellement du travail) avec une faible latitude pour travailler différemment ».

Source : ANACT

D’après l’UE :

« l’écart de rémunération n’est cependant pas un bon indicateur des inégalités globales entre les femmes et les hommes puisqu’il ne concerne que les personnes salariées. Il doit être examiné en parallèle à d’autres indicateurs sur le marché du travail, afin de tenir compte des différents schémas de participation des femmes au monde du travail. Dans la majorité des pays où le taux d’emploi des femmes est faible (Malte, Italie, Grèce, Pologne, par exemple), l’écart de rémunération est inférieur à la moyenne, ce qui peut indiquer une faible proportion de femmes peu ou non qualifiées sur le marché. L’écart de rémunération est généralement élevé sur les marchés du travail très ségrégatifs (par exemple Chypre, l’Estonie, la Slovaquie ou la Finlande) ou lorsque une part importante des femmes travaillent à temps partiel (par exemple en Allemagne, au Royaume-Uni, aux Pays-Bas, en Autriche et en Suède). Les mécanismes institutionnels et les systèmes de détermination des rémunérations peuvent aussi influencer l’écart des salaires ».

Docs et liens :

1790

  • Loi de la révolution : la femme a le même droit à l’héritage que les enfants masculins.

1804

  • Code Napoléonien : Incapacité juridique de la femme mariée. La femme, considérée comme mineure, est entièrement sous la tutelle de ses parents puis de son époux ; restrictions sévères au droit de divorcer.

1816

  • Suppression totale du divorce.

1850

  • La loi Falloux oblige les communes de plus de 800 habitants à ouvrir une école primaire pour les filles.

1848 : instauration du « suffrage universel » masculin

1863

  • Victor Duruy, ministre de l’Instruction publique, crée les cours secondaires pour jeunes filles, jusque-là interdits.

1861 : Julie Daubié première femme bachelière

1874

  • Première loi voulant protéger les femmes au travail : les femmes ne peuvent travailler dans les mines ni travailler le dimanche.

1871 : Louise Michel, communarde, est déportée à Nouméa

1880

  • La loi Camille Sée organise l’enseignement secondaire féminin (différent de celui des garçons).

1881

  • Loi autorisant les femmes à ouvrir un livret de Caisse d’épargne sans l’autorisation de l’époux

1882

  • Lois Jules Ferry : école primaire obligatoire et gratuite pour les filles comme pour les garçons.

1884

  • Loi autorisant le divorce aux mêmes conditions qu’en 1804.

1892

  • Loi limitant la journée de travail à 11 heures pour les femmes. Il est interdit de les faire travailler la nuit (loi mal appliquée).

1900 : Jeanne Chauvin première femme avocate.
1903 : Marie Curie reçoit le prix Nobel de Physique

1907

  • La femme mariée qui travaille a le droit de disposer de son salaire (mais pas de gérer ses autres biens).

1908

  • Le divorce est autorisé à la demande des deux époux, après 3 ans de séparation de corps.

1908 : Madeleine Brès, première femme à exercer la médecine

1909

  • Congé de maternité de 8 semaines, sans traitement.

1915

  • Les femmes disposent de l’autorité paternelle en l’absence du mari, pour la durée de la guerre.

1920

  • Loi faisant de la contraception et de l’avortement un délit pénal.
  • Les institutrices obtiennent l’égalité de rémunération avec les hommes.

1924

  • L’enseignement secondaire est le même pour les filles que pour les garçons.

1928

  • Loi instituant le congé de maternité.

1932

  • Création des Allocations Familiales.

1936 : le gouvernement Léon Blum compte 3 femmes sous-secrétaires d’État

1938

  • Loi reconnaissant à la femme une « capacité juridique » restreinte : droit d’ester en justice, de témoigner, etc.

1941

  • Le divorce est interdit pendant les trois première années suivant le mariage; ensuite aussi, sauf en cas de sévices graves et répétés.

1941 : officialisation de la fête des mères

1942

  • L’avortement est considéré comme un crime contre l’État, passible de la peine de mort.

1944

  • Une ordonnance d’Alger accorde aux femmes le droit de vote et le droit d’éligibilité. Les femmes sont admises dans les jurys d’assises

1945

  • Rétablissement du divorce aux conditions de 1908.
  • Loi instituant le congé de maternité obligatoire et indemnisé à 50%.

34 femmes sont élues députées

1946

  • Le préambule de la Constitution pose le principe de l’égalité des droits entre hommes et femmes.

1965

  • La femme peut gérer ses biens, ouvrir un compte en banque, exercer une profession sans l’autorisation de son mari.

1965

  • L’enseignement technique est ouvert aux filles.

1967

  • Loi Neuwirth autorisant la contraception ; remboursée en 1974.Anne Zelensky préside l’association mixte « Féminin, masculin, avenir » avec une grande réunion à la Sorbonne occupée en mai 1968

1970

  • La mère devient l’égale du père en matière d’autorité parentale.
  • Printemps 1970 : premier meeting du futur MLF à l’université de Vincennes 26 août 1970 : Une dizaine de féministes déposent sous l’arc de triomphe à paris une gerbe à la femme du soldat inconnu

1971

1972

1973

  • Loi rendant obligatoire l’égalité salariale pour un même travail.
  • Avril 1971 : Manifeste des 343 femmes affirmant avoir avorté, rédigé par Simone de BeauvoirMai 1971 : premier des six numéros du journal « Le torchon brûle »
  • 1972 : Procès de Bobigny
  • Printemps 1973 : Création du MLAC, mouvement de gauche autogestionnaire qui va organiser des avortements clandestins
  • 3 février 1973 : 331 médecins rendent public un manifeste pour le droit à l’avortement

1974

  • Loi Veil autorisant l’IVG, sous certaines conditions, votée le 18 janvier 1975
  • Création d’un premier secrétariat d’état à la condition féminine

1975

  • Libéralisation du divorce.
  • Interdiction de rédiger une offre d’emploi réservée à un sexe, de refuser une embauche ou de licencier en fonction du sexe
  • une directive européenne introduit la notion d’égalité de traitement qui vise à passer d’une égalité formelle à une égalité réelle. Les Etats doivent prendre des mesures afin de supprimer toutes les dispositions discriminatoires envers les femmes.

1980 Marguerite Yourcenar, première femme à l’Académie française

1983

  • Loi Roudy : Elle transpose cette directive et réaffirme le principe de l’égalité dans tout le champ professionnel (recrutement, rémunération, promotion ou formation). La loi institue également l’obligation pour les entreprises de produire un rapport annuel sur la situation comparée des femmes et des hommes dans l’entreprise (RSC)

1986

  • Circulaire légalisant l’emploi du féminin pour les noms de métier.

1990

  • Arrêt de la Cour de cassation condamnant le viol entre époux.

1992

  • Loi réprimant les violences conjugales, et loi sanctionnant le harcèlement sexuel au travail.

1999

2000

  • Réforme de la Constitution : la loi favorise l’égal accès des hommes et des femmes aux mandats électoraux et aux fonctions électives.
  • Loi en faveur de la parité hommes/femmes en politique.

à l’Assemblée nationale élue en 1997, les femmes représentent moins de 11% des députés

  • « Déclaration des droits de la citoyenne » Olympe DE GOUGES – 1792
  • « L’émancipation de la femme ou le testament de la paria » Flora TRISTAN – 1845
  • « Le deuxième sexe » Simone DE BEAUVOIR – 1949 – Gallimard
  • « La cause des femmes » Gisèle HALIMI – 1973 – Grasset
  • « La libération de l’avortement. Chronologie des événements et des prises de position» Anne-Marie Devreux et Michèle Ferrand-Picard – 1982 Revue française de sociologie XXIII juillet-septembre
  • « Une histoire du MLAC» Monique Antoine – 1988 Le féminisme et ses enjeux, 27 femmes parlent – Edilig
  • « Libération des femmes : les années-mouvement » Françoise Picq – 1993 Seuil
  • « Masculin, féminin. 1) La pensée de la différence – 2) Dissoudre la hiérarchie» Françoise HÉRITIER – 1996 / 2002O. Jacob
  • « Le corps des femmes (1967-1980)» Clémentine Autain – 1997 – DEA d’histoire, université de Paris 8
  • « Écarts de salaire » Dominique MEURS et Sophie PONTIEUX – 2005 – La Découverte (avec extraits de « Femmes, genre et sociétés. L’état des savoirs » de Margaret MARUANI pages 256-264)
  • « Hommes, femmes, avons-nous le même cerveau ? » Catherine VIDAL – 2007 Le pommier
  • « Le féminisme au masculin » Benoîte GROULT – 2010 Le livre de poche
  • « Désobéir au sexisme » Les Désobéissants et Xavier RENOU – 2011 Le passager clandestin Seuil
  • « La plus belle histoire des femmes » Françoise HÉRITIER, Michelle PERROT, Sylviane AGACINSKY – 2011

Bande dessinées

  • La voiture d’Instar de Pedro Riera et Nacho Casanova – Portrait d’une femme moderne au Yémen
  • Les choniques mauves de Catherine Feunteun aux editions Catpeopleprod – Roman graphique de 1950 à 2011 entre vécue, féminisme et lesbiannisme
  • Le bleu est une couleur chaude de Julie Maroh
  • « La vie d’Adèle » 
  • Princesse aime princesse de Lisa Mandel
  • Luchadoras de Peggy Adams – Sexicide et violences conjugales au nord mexique
  • Et toi quand est ce que tu t’y mets? de Véronique Cazot et Madeleine Martin – BD humoristique sur une femme en couple ne désirant pas avoir d’enfant
  • Toutes les BD de Chantal Montellier
  • BD sur Olympe de Gouges ou Kiki de Montparnasse de Catel et Bocquet

3 réflexions sur “Bon à savoir

  1. Article convaincant et utile par les données sur les inégalités hommes-femmes qu’il rassemble.

    Ceci dit, certaines lignes ci-dessus permettent de mettre en doute ce texte ce qui est dommage. Par exemple:
    « La construction et l’industrie emploient plus de 3 hommes sur 10, contre une femme sur 10. » Dans ce contexte, cela sonne comme une récrimination, mais faut-il absolument que les femmes travaillent autant que les hommes dans la construction et l’industrie?
    « 3 femmes sur 10 travaillent dans l’éducation, la santé et l’action sociale, contre moins d’un homme sur 10. » Où est le problème? Ces activités auraient-elles moins de valeur?
    « Les femmes sont 2 fois + nombreuses dans les services aux particuliers. » Heureusement pour ceux qui en bénéficient…

    Je doute que dans tous les métiers les hommes et les femmes devraient être représentés à part égale. Il est plus important qu’elles puissent choisir librement l’activité qu’elles souhaitent exercer, qu’elles aient accès à la formation correspondante, qu’à travail égal elles reçoivent le même salaire que les hommes. Ce sont des lapalissades mais peut-être n’est-il pas inutile de les rappeler.

    Les femmes (et pourquoi pas les hommes) devraient aussi être libres de ne pas occuper un emploi si elles (ils) veulent se consacrer à leurs enfants et leur famille, mais elles (ils) devraient alors recevoir un salaire et cumuler des points de retraite. Élever les enfants n’est pas seulement une affaire privée, c’est aussi une activité socialement utile: cela justifierait que la société la rémunère.

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  2. Et encore une pseudo asso qui se dit féministe et qui casse de la pute sans gêne. C’est juste déprimant quoi. Dommage…

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