Ménard : ne répand pas tes fantasmes misogynes sur la place publique !

Communiqué de presse des effronté-e-s / 6 août 2015

Ménard : ne répand pas tes fantasmes misogynes sur la place publique !

Les effronté-e-s ont été scandalisées en recevant, de la part d’un twittos indigné, un lien vers le journal municipal de la Ville de Béziers, conçu et distribué gratuitement par cette Mairie qui porte donc sur son fronton les mots « Liberté, Égalité, Fraternité ».

Il s’agit des pages 16 et 17 qui relatent les relations houleuses qu’entretiennent la ville et la Ligue des Droits de l’Homme (LDH), du fait que cette dernière a plusieurs fois dénoncé, et nous l’en remercions, les agissements de l’équipe municipale de Béziers. Cette dernière multiplie les attaques contre les pauvres, Béziers étant pourtant parmi les dix villes au plus fort taux de pauvreté du pays, en privant par exemple l’accès à la garde matinale des enfants aux chômeur-se-s, encore une mesure qui sanctionnera en premier lieu les femmes. Sans compter la déclaration scandaleuse du Maire de la ville Robert Ménard, qui s’est récemment vanté de ficher les élèves de sa commune par leurs prénoms pour identifier les musulman-e-s, ce qui est indigne d’un élu de la République.

Les effronté-e-s ne sont guère surprises par les actions anti-sociales des villes tenues par l’extrême-droite. Mais ici, l’article du journal de la Mairie qui se moque des actions en justice de la LDH, a en plus décidé de mettre en avant la métaphore d’une fessée infligée par un mari à sa conjointe. Une grande photo couvre les deux pages de l’article, montrant un homme qui frappe sa femme, métaphore misogyne réitérée sous forme de pictogramme dans la page 17. Soulignons qu’il ne s’agit pas ici d’un jeu érotique en couple, mais bien d’une fessée punitive, puisque la métaphore veut illustrer l’humiliation de la LDH et non un quelconque plaisir que prendrait l’association en complicité avec son fesseur, ici l’homme violent qui représente… la Mairie !

Ce choix éditorial est une banalisation honteuse des violences conjugales qui, en France, frappent une femme sur dix, et une atteinte à la dignité des femmes en montrant l’épouse dans une situation de soumission, d’infantilisation et d’humiliation de la part de son conjoint, qui n’est sensé avoir aucune autorité sur elle ni aucun droit de la punir.

Les effronté-e-s dénoncent le sexisme dans les médias, d’autant plus fortement lorsqu’ils s’agit de médias produits par les pouvoirs publics qui sont sensés incarner les valeurs de la France, donc la condamnation des violences faites aux femmes et l’égalité femmes-hommes.

Contact : Fatima Benomar – 06 75 86 61 31 / Aude Le Révérend – 06 21 53 78 76 

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