Menace contre l’IVG : Le Conseil de l’ordre “balade” des militantes féministes

Menace contre l’IVG : Le Conseil de l’ordre “balade” des militantes féministes

La vidéo de l’action : https://www.facebook.com/tcvog/videos/787297158308208/

Capture d’écran 2019-03-18 à 23.00.29

“Nous ne pouvons nous auto-saisir du cas du Syngof”, a tenté de faire croire ce lundi 18 mars Walter Vorhauer, Secrétaire général du Conseil National de l’Ordre des Médecins, aux militantes du collectif “Tou.te.s contre les violences obstétricales et gynécologiques”, de #NousToutes et de l’association féministe “Les effronté-es” qui ont envahi ses locaux.

Un mensonge éhonté, formulé en toute décontraction devant les caméras de l’AFP et France Info venues filmer l’action coup de poing de ces féministes déguisé-es en médecins et en femmes avortant clandestinement, avec t-shirts maculés de sang, cintres et aiguilles à tricoter.

En vertu de l’article R4126-1 du Code de la santé publique : “L’action disciplinaire contre un médecin” peut en effet être introduite devant la chambre disciplinaire de première instance” par le Conseil national ou le Conseil départemental “agissant de leur propre initiative ou à la suite de plaintes”.

Voir le statut facebook de Marie-Hélène Lahaye

Nous prenons donc acte du refus du Conseil national d’agir :

  • Alors qu’il le peut
  • Alors qu’il y a urgence, le droit au recours à l’IVG étant restreint dans le temps
  • Alors que le Syngof n’en est pas à son coup d’essai. En 2000, il avait déjà mis ses menaces à exécution mettant dans certaines régions les femmes en grande difficulté

Dans ces conditions, nous pouvons légitimement nous demander à quoi sert le Conseil de l’ordre ? Alors qu’il dispose d’un budget annuel de 85 millions d’euros pour sa mission de service public de veiller au maintien des principes de moralité, de probité et de dévouement indispensable à l’exercice de la médecine, de sanctionner les manquements aux dispositions du code de déontologie. Il ne prononce chaque année que deux à trois radiations. Fait-il preuve de connivence avec des médecins ?

Le Conseil de l’Ordre doit sanctionner les auteurs d’abus de pouvoir médical !

Après cet appel à la grève des IVG, le mensonge du Secrétaire général de l’Ordre vient confirmer le sexisme généralisé d’une profession, déjà épinglée en juin 2018 par le Haut-Conseil à l’Égalité entre les Femmes et les Hommes (HCEFH).

Nous exigeons donc :

  • Une réforme  législative qui permette de faire tomber sous le coup de la loi toute forme d’entrave à l’IVG, dont évidemment ce genre de “grève” ou d’action organisée pour empêcher les femmes d’avorter
  • La suppression de la clause de conscience spécifique (Article L2212-8 du Code de la Santé Publique) puisqu’il existe déjà une clause de conscience générale à tous les médecins
  • La saisine du Conseil national par la ministre Agnès Buzyn qui, bien qu’elle ait condamné le chantage du Syngof, ne semble pas décidée à faire tout ce qui est en son pouvoir pour préserver les femmes des agissements des Drs Marty, De Rochambeau et Paganelli
  • Que le ministère de la Santé, conformément aux préconisations du HCEFH, veille à ce que les droits des femmes soient enfin respectés en gynécologie et en obstétrique française !

L’impunité des médecins tue ! Un conseil mettez de l’ordre !

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