CP: Solidarité avec Marie Laguerre !

Communiqué des effronté·es – 30 juillet 2018

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Les effronté·es expriment tout leur soutien à Marie Laguerre qui a témoigné sur facebook, ce mercredi 25 juillet, d’un harcèlement de rue suivi d’une agression physique.

 
Les harcèlements de rue, la quasi totalité des femmes les ont déjà subis. Ils finissent, dans beaucoup de cas, en salves d’insultes, en intimidations, voire en coups. Ici, l’agresseur a commencé par infliger à sa victime des « bruits / commentaires / sifflements / coup de langue sales, de manière humiliante et provocante ». Des gestes souvent banalisés, car s’ils en étaient restés là, certain·es auraient pu les qualifier de « drague lourde ».
 

Comme beaucoup de femmes qui n’admettent pas de se laisser humilier en silence, Marie Laguerre a manifesté son ras-le-bol en répliquant « Ta gueule ». C’est alors que l’agresseur a prolongé en coups sa première tentative d’intimidation et de domination. Il s’est emparé d’un cendrier, le lui a jeté dessus, puis l’a frappée au visage. Preuve (filmée) s’il en est que le harcèlement de rue n’a rien à voir avec la séduction, et tout à voir avec la violence. Rappelons aussi que ces représailles misogynes s’abattent autant sur les femmes qui répliquent, que sur celles qui font le choix de se taire, ce qui peut aussi provoquer une réaction violente de l’agresseur qui n’admet pas d’être « ignoré ».

Pour les effronté·es, nous avons affaire à un continuum des violences sexistes, qui commencent dès le moment où un homme s’autorise à imposer des commentaires ou des attitudes menaçantes ou graveleuses à une femme non-consentente. Nous n’avons pas à être réduites à des objets sexuels et à subir ces comportements envahissants et oppressants. Nos corps n’ont pas à être validés, commentés et agressés, et une interaction qui commence par de la violence ne finit jamais par autre chose que de la violence.

 
Ce continuum ne peut se régler par une simple contravention de quatrième catégorie. Une « main aux fesses » est une agression sexuelle passible de 5 ans de prison. Une injure publique, exemple le bon vieux « sale pute », est un délit passible de 6 mois de prison. Une agression physique est passible de 3 ans de prison. Pour distinguer ces différents niveaux d’agressions sexistes, nous exigeons la formation des policiers afin de ne pas rétrograder toutes ces peines déjà prévues par la loi à une simple contravention.

Les effronté·es le rappellent, les femmes qui subissent du harcèlement de rue ou toute autre forme de violences sexuelles et sexistes ne sont jamais responsables de ces violences. Les seuls responsables sont ceux qui la commettent.


Contact presse 
Anaïs HADDAD – 06 87 03 54 69
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