CP: Solidarité avec Caroline de Haas – STOP CYBER-SEXISME !

Les effronté.es apprennent avec tristesse et colère la décision de la militante féministe Caroline de Haas de quitter les réseaux sociaux. À quelques jours du 8 mars, journée internationale de lutte pour les droits des femmes, cet acte symbolise la zone de non-droit que représente Internet pour les femmes !

Encore une fois, une militante féministe a été humiliée, insultée, menacée, au point de renoncer à cet espace d’expression et de militantisme que sont les réseaux sociaux. Les femmes sont, encore une fois, les plus harcelées, même dans l’espace numérique qui n’est qu’un miroir grossissant de ce qui se passe au quotidien dans les autres espaces de vie ! Ce sont encore elles que l’on désigne comme coupables, masquant les vrais coupables, les harceleurs, trolls et autres sexistes en ligne !

Les effronté.es expriment tout leur soutien à Caroline de Haas qui a eu comme seul « tort » d’être une militante pour les droits des femmes et d’exposer des analyses et des positions légitimes, que l’on soit d’accord ou pas avec elles, notamment sur l’absence de données concernant les agresseurs. De fait, selon une récente enquête Ifop, 12% des femmes ont déjà été violées en France. Ça fait plus d’une femme sur dix autour de vous. 43% déclarent avoir déjà subie une agression sexuelle. Une étude avait aussi montré qu’un tiers des hommes pourraient violer une femme s’ils étaient certains qu’elle ne porte pas plainte. Cela peut inviter à s’interroger sur le caractère massif des hommes agresseurs.

Le Haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes a publié un rapport édifiant, en novembre 2017, intitulé « En finir avec l’impunité des violences faites aux femmes enligne : une urgence pour les victimes ». On peut y lire en préambule que selon ONU Femmes, 73% des femmes ont été victimes de violences en ligne. Ce chiffre est accablant !

Les réseaux sociaux ne sont pas des espaces virtuels. Le harcèlement qu’y subissent les femmes a des conséquences réelles. Caroline de Haas explique, dans son article publié sur Mediapart, être « fatiguée » que ses ami.es, sa famille et ses collègues voient des messages haineux à son encontre. Avant elle, Flo Marandet, militante féministe active sur Facebook, s’est vu harcelée au point que des lettres la diffamant ont été envoyées au rectorat qui l’emploie, alors qu’elle était enceinte. Combien va-t-il encore falloir de victimes pour réagir et prendre des mesures sérieuses, telles que nous les avons préconisées ?

Les effronté.es exigent que les réseaux sociaux comme Twitter, Facebook et Youtube notamment, s’investissent plus dans la protection de leurs utilisatrices pour enrayer le cybersexisme. L’impunité des agresseurs doit cesser ! Les femmes doivent être en sécurité partout, y compris dans l’espace numérique !

Contact – Anaïs Haddad – 06 87 03 54 69

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