CP: Une chasse aux chômeur·ses anormale et choquante !

Communiqué de presse des effronté·es / 29 décembre 2017

Une chasse aux chômeur·ses anormale et choquante !



Les effronté·es sont indignées par la pénalisation annoncée des chômeur·ses dont on s’attaquerait aux allocations en cas de refus d’offres « raisonnables ». Cette politique fait peser sur les pauvres la responsabilité de leur situation, alors même que c’est le marché du travail qui leur impose des contrats précaires et éphémères.

Contrairement à M. Macron, les effronté·es trouvent ce discours anormal et choquant !

Anormal car c’est d’une totale mauvaise foi de culpabiliser les chômeur·ses : Il y a, en France, plus de 3,6 millions de demandeur·ses d’emploi dans la seule catégorie « A » (aucune d’activité), alors qu’il n’y a que 300 à 400 000 offres d’emploi.

Choquant car il y a des millions d’autres chômeur·ses en activité réduite dans les catégories « B » et « C », dont les chiffres explosent à cause de la prolifération du travail à la tâche, à la journée, à l’heure, le développement de la sous-traitance, des emplois atypiques, de l’intérim, des temps partiels, des CDD de plus en plus courts. Ce sont ces offres d’emploi précaires qui ne sont pas « raisonnables » !

De plus, Pôle Emploi a lancé une étude en novembre 2017 selon laquelle 86% des chômeur·ses font tout ce qu’il faut pour retrouver du travail. Pour les 14% restant, on estime à 111,2 millions d’euros cette fraude minime, alors que la fraude fiscale s’élève à 7,84 milliards d’euros, et que l’évasion fiscale représente un manque à gagner de 60 à 80 milliards d’euros.

Les femmes sont les premières touchées par le chômage. Beaucoup ne connaissent que l’emploi discontinu et des formes de travail émietté. 55% des demandeurs d’emploi en activité réduite sont des femmes. Après 55 ans, par pure discrimination et non pas de leur fait, plus d’une femme sur deux ne travaille pas. Les CDD concernent à 60% des femmes. Elles ont une allocation en moyenne inférieure de 25% à celle des hommes.

L’actuelle convention d’assurance-chômage, mise en application le 1er octobre 2017, a déjà entraîné l’abaissement des indemnités de chômage pour les catégories les plus précaires (intérimaires, personnes en activité réduite, de plus de 50 ans) tout en évitant toute sur-taxation des CDD pour dissuader les entreprises d’y avoir recours. Comment ose-t-on reprocher aux chômeur-ses de se retrouver sans arrêt au chômage alors qu’on ne cesse de réformer pour permettre aux employeurs de leur proposer des contrats très courts ?

Ces contrôles et sanctions sont une diversion faite pour stigmatiser les pauvres, au lieu de reprocher au MEDEF de ne pas avoir créé le million d’emplois promis lors du précédent quinquennat en échange des exonérations de cotisations sociales patronales qu’on leur a octroyées.

Les effronté·es s’insurgent contre cette double peine pour les précaires, et affirment qu’elles/ils ne doivent pas être tenu·es pour responsables de leur situation. C’est au gouvernement de revoir sa copie pour la relance de l’économie et des offres d’emploi stables !

 

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