Avec les féministes et le Front Social : SUS à la loi Travail !

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Pour résister à la casse du Code du travail que prépare Emmanuel Macron, les effronté-e-s ont adhéré au Front Social !

Les effronté-e-s et beaucoup d’autres organisations féministes dénoncent en chœur la loi Travail dans cette tribune. Elles ont aussi décidé d’adhérer au Front Social !

Le Front Social, qu’est-ce que c’est ?

Dans le prolongement de la mobilisation contre la loi Travail, le Front Social est né de l’appel pour le 1er tour social du 22 avril 2017. C’est un large mouvement constitué de syndicats, d’associations, de collectifs, de médias alternatifs et de citoyen-nes désireuses-x d’unir leurs forces pour résister aux politiques libérales d’Emmanuel Macron et de favoriser la convergence des luttes.

Le Front Social ne prétend pas se substituer aux syndicats, il s’agit plutôt de coordonner les actions d’une multitude d’actrices et d’acteurs en favorisant la construction de collectifs à l’échelle locale.

L’objectif est à terme d’organiser un mouvement de grève reconductible dans tous les secteurs. À l’été 2017, le Front Social a réuni plus de 100 syndicats ainsi qu’une quinzaine d’associations et de collectifs, et plusieurs dizaines de comités locaux dans toute la France. Après le 22 avril, des journées d’action nationales ont été organisées le 8 mai, le 19 juin et le 14 juillet.

Contre quoi luttons-nous ?

Emmanuel Macron veut casser le Code du Travail en utilisant des ordonnances qui lui permettent de contourner le processus législatif habituel. Plusieurs axes se dessinaient déjà avant qu’elles ne soient rendues publiques :

  • la facilitation des licenciements (introduction d’un simple formulaire Cerfa, assouplissement des critères de définition d’un licenciement économique, réduction du délai pour contester un licenciement et surtout plafonnement des indemnités prudhommales en cas de licenciement abusif)
  • la fusion des instances représentatives du personnel (fusion des délégué-es du personnel, des élu-es au comité d’entreprise, du comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail qui se traduira par un nombre restreint de représentant-es du personnel et une diminution du nombre d’heures des délégué-es)
  • la généralisation d’accords d’entreprise qui prévalent sur le droit du travail (les salaires, les temps de travail ou les conditions de travail pourraient ainsi être négociés au niveau de chaque entreprise, et non plus définis par la loi)
  • l’introduction d’un « contrat de projet », valable sur la durée du chantier ou du projet sur lequel la ou le salarié est recruté (demandée depuis 2015 par le MEDEF, cette mesure contribue à vider le CDI de sa substance)

Et ce n’est qu’un début !

Au-delà de cette loi Travail XXL, Emmanuel Macron a promis de réformer le système d’assurance-chômage et celui des retraites. N’oublions pas non plus la normalisation de l’état d’urgence, la baisse du budget de l’enseignement supérieur, la diminution des Aides Personnalisées au Logement (APL) ou encore la suppression de plus de 150 000 emplois aidés.

Toutes ces mesures contribuent au détricotage de notre modèle social et laissent présager un accroissement des inégalités, une augmentation de la pauvreté et une généralisation de la précarité, dont les femmes seront les premières victimes comme l’explique la tribune des féministes.

LA RÉGRESSION DANS LA CONTINUITÉ !

En tant que féministes, les effronté-e-s s’étaient déjà positionnées, en 2015, contre la loi Macron et plus spécifiquement contre le Travail le dimanche. En effet, 56% des salarié-es qui travaillent le dimanche sont des femmes (Dares analyses n°075, oct. 2012), notamment parmi les employé-es du commerce. Dans plus du trois quart des cas, le caissier est une caissière, en général une jeune femme issue des quartiers populaires ou habitant en zone urbaine sensible (ZUS). Parmi les 15-29 ans en ZUS, plus de 20% travaillait de manière régulière le dimanche en 2012, contre 17% en 2009. Sans oublier la lenteur des transports le dimanche, surtout pour celles qui résident en banlieue loin de leur lieu de travail.

Un an plus tard, les effronté-e-s manifestaient contre la loi El khomri, pour au moins trois raisons :

  • 1) L’inversion de la hiérarchie des normes : En France, c’est normalement la Loi et non le patron qui dicte les normes dans le monde du travail. Il existe dans notre pays toutes sortes d’accords (de branche par secteur d’activité, ou d’entreprises) qui ne sont légaux que s’ils améliorent les droits des salarié-es, avec une prédominance de l’accord de branche. Ex: Si un accord de branche impose que les écarts salariaux femmes/hommes soient supprimés avant 3 ans, un accord d’entreprise ne peut prévoir qu’une durée inférieure ! Inverser cette hiérarchie, c’est exposer les salarié-es aux tentatives d’exploitation de leurs patrons. Les femmes, plus nombreuses dans les TPE et les PME où la présence syndicale est très faible voire inexistante, auront beaucoup de mal à se mobiliser contre la dégradation de leurs conditions de travail !
  • 2) Contre la précarité et la galère : Pour ce qui est des emplois à temps-partiel, la loi Travail passe d’un minimum légal de 24h par semaine à… ce que désire les employeurs, via un accord de branche ! Or les branches concernées (grande distribution, magasins…) ont intérêt à y avoir recours très abusivement. De même, par rapport à la majoration des heures complémentaires dans les emplois à temps partiel (10% pour le premier laps de temps, puis 25%), les 25% disparaissent ! Dernier exemple, les changements d’horaires de travail n’ont plus à être notifiés 7 jours à l’avance !
  • 3) Les licenciements facilités : La loi « sécurisation de l’emploi » (2013) avait déjà permis aux entreprises en difficulté économique d’augmenter le temps de travail et la mobilité de leurs salarié-es, malgré ce qui était prévu dans les contrats de travail. Cette disposition a été élargie, constituant un motif de licenciement pour les salarié-es qui n’arrivent pas à s’adapter aux changements de cadences et d’horaires. Sachant que les femmes ont moins la maitrise de leur temps disponible à cause des tâches ménagères qu’elles assument beaucoup plus que les hommes.

Plus généralement, la précarité et la galère restent des mots très féminins. Les femmes sont plus nombreuses en CDD, avec des horaires irréguliers, décalés ou éclatés, sur des lieux de travail différents, sans rémunération des temps de trajet… Retrouvez toutes nos revendications ici !


A vos agendas


9 septembre

réunion publique contre la loi travail

13h30 – Bourse du travail – 3 Rue du Château d’Eau, 75010 Paris


12 septembre

journée nationale de grève et de mobilisation à l’appel de la CGT, de SUD et du Front Social

Tou-tes en grève et dans la rue contre la loi travail XXL et pour obtenir de nouveaux droits.

Salarié-es, chômeuse-rs, précaires, retraité-es, jeunes… agissons tou-tes ensemble !

Grèves, débrayages, actions, mobilisations, manifestations tous azimuts contre Macron et ses ordonnances.


Pour en savoir plus :
Page Facebook : https://www.facebook.com/FrontSocialUni/
Twitter : @FrontSocialUni (https://twitter.com/FrontSocialUni)

Pour recevoir les informations du Front Social, envoyez votre courriel à PourUnFrontSocial@gmail.com en indiquant la mention « Newsletter » dans le titre de votre message

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