Les bonnes poires ne veulent plus compter pour des prunes !

Par Anaïs Haddad, co-porte-parole des effronté-e-s

Les bonnes poires ne veulent plus passer pour des prunes !

Suite au refus du Ministère des Droits des femmes et de la CADA de divulguer la liste des entreprises condamnées pour inégalités salariales entre les femmes et les hommes, notre association les effronté-e-s, représentée par Anaïs Haddad, et l’association Pouvoir citoyen, représentée par Julien Bayou, élu régional Île-de-France, saisissent la justice pour l’obtenir auprès du Secrétariat d’état chargé de l’égalité femmes-hommes et du Ministère de la solidarité et de la santé.

En effet, les entreprises condamnées pour inégalités salariales n’ont, entre autres pénalités, pas le droit de soumissionner à des marchés publics. Encore faut-il ne pas tromper la vigilance des élu-es, qui ne disposent pas de cette liste pour vérifier !

Rappelons que, tous temps de travail confondus, les femmes gagnent 26% de moins que les hommes. Ces écarts sont liés aux emplois à temps partiel très féminisés, au cantonnement des femmes dans les emplois les moins rémunérés et à des pratiques de « discrimination pure » à poste égal. Dans la fonction publique, les écarts de salaires s’élèvent tout-de-même à 19,2%.

La loi du 22 décembre 1972 inscrit dans le Code du Travail le principe de l’égale rémunération des femmes et des hommes. Depuis 1972, différentes législations ont été adoptées pour y arriver. L’article L2242-5 du Code du travail impose aux entreprises d’être couvertes par un accord collectif ou de mettre en œuvre un plan d’action visant à corriger les disparités de salaires, les inégalités d’accès aux responsabilités ou à la formation, entre autres, sous peine de sanctions.

… Mais nombreuses sont les entreprises ou les administrations qui n’appliquent pas la loi : 59% des entreprises de plus de 50 salarié-es n’ont pas d’accord d’entreprise ou de plan d’action dédiés. Et seules 0,1% ont été sanctionnées.

Pour les féministes, la colère gronde ! Le 7 Novembre 2016, les Françaises se sont mobilisées pour l’égalité salariale, et le 8 mars 2017, une grève des femmes s’est organisée à l’occasion de la journée internationale des droits des femmes.

Ça suffit ! les effronté-e-s réclament des sanctions réelles et une politique de « Name and shame » annoncée par le Président de la République Emmanuel Macron pendant la campagne électorale, pour qu’elles ne soient plus protégées par le secret. La société civile a déjà exprimé cette préoccupation, nous estimons que les citoyen-nes ont le droit de savoir quelles entreprises ne font pas le nécessaire ! C’est pourquoi nous demandons que soit rendue publique la liste des entreprises condamnées pour inégalité entre les femmes et les hommes.

Sans titre

Les bonnes poires ne veulent plus compter pour des prunes !

Rétablissons l’égalité sur les fiches de paie !

 

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