Femmes et travail : Y a du boulot !

athildePar Mathilde M. des effronté-e-s

LA NOUVELLE CANE EST ARRIVÉE

… ET LA RENTRÉE SERA CHAUDE !

Le 8 mars dernier, journée internationale des luttes pour les droits des femmes, n’était pas un 8 mars comme les autres : Pour la première fois, syndicats, ONG et associations féministes ont uni leurs forces pour appeler à la grève !

Cette initiative fait suite à de nombreuses mobilisations des derniers mois: la grève des Argentines contre les violences faites aux femmes ; celle des Islandaises pour l’égalité salariale ; le succès des rassemblements pour l’égalité salariale en France le #7novembre16h34 ; les manifestations des Polonaises pour le droit à l’avortement et celle des Américaines contre l’élection de Donald Trump.

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L’idée d’une grève des femmes le 8 mars s’est imposée dans plus de 50 pays !

En France, cet appel à la grève a été cosigné par 3 syndicats (CGT, FSU et Solidaires), 38 associations féministes et 9 ONG et organisations de jeunesse. 7 organisations politiques ont apporté leur soutien au texte.

Il y a été décidé d’appeler à cesser le travail le mercredi 8 mars à 15h40.

Pourquoi à 15h40 ? Car du fait des temps partiels, de la concentration des femmes dans les secteurs d’activité les moins rémunérés et des disparités au niveau des primes et des heures supplémentaires, entre autres, les femmes reçoivent en moyenne un salaire de 26% inférieur à celui des hommes. C’est comme si, chaque jour, elles travaillaient gratuitement à partir de 15h40 sur la base d’une journée standard 9h-12h30/13h30-17h.

Les signataires de l’appel du 8 mars ont formulé vingt exigences portant à la fois sur la place des femmes dans le monde du travail, la lutte contre les violences sexuelles et sexistes, l’accès à la contraception et à la PMA ou l’amélioration du statut des femmes réfugiées et migrantes.

Ce 8 mars était un pari :

Les féministes au sein des syndicats ont dû se battre en interne pour défendre l’idée d’une grève pour les droits des femmes et la construction d’une coordination associations / syndicats inclusive, qui n’était pas gagnée d’avance.

La journée d’action a été une réussite à bien des points de vue : le mouvement de grève a été suivi dans de nombreux secteurs comme celui du commerce ou de la propreté. Des heures d’information syndicale ont été organisées à 15h40 dans la fonction publique. Des dizaines de rassemblements ont été organisés dans tout le pays. Plusieurs milliers de personnes ont participé à la manifestation parisienne.

Mais c’est probablement sur le terrain des représentations que cette journée du 8 mars a été la plus fructueuse : battant en brèche la « journée de LA femme » commerciale et sexiste, elle a démontré la légitimité et la capacité de mobilisation d’une grève pour les droits des femmes.

La lutte continue !

Les effronté-e-s étaient au rassemblement réussi du « Front social » le 19 juin devant l’assemblée Nationale à 18h et seront aux prochains contre la nouvelle Loi Travail que prépare le gouvernement, car encore une fois, les femmes seront les premières victimes !

En attendant, vous pouvez commander notre nouvelle « Cane » (petit journal des effronté-e-s) à 3 sur ce lien – Cliquez sur la photo :

CANE 01

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