CP: OUI au délit d’entrave numérique à l’IVG !


Communiqué de presse des effronté-e-s / 30 novembre 2016

OUI au délit d’entrave numérique à l’IVG !

Les effronté-e-s soutiennent la proposition de loi qui sera débattue demain à l’Assemblée Nationale, pour élargir le délit d’entrave à l’Interruption Volontaire de Grossesse aux sites internet qui diffusent délibérément aux femmes souhaitant avorter des informations fausses et culpabilisantes, comme l’avait magnifiquement dénoncé sous forme de testing téléphonique le chroniqueur Guillaume Meurice.

Les effronté-e-s tirent la sonnette d’alarme !

Depuis que le délit spécifique d’entrave à l’IVG a été reconnu en 1993, condamnant les actions qui empêchent les femmes d’avorter aux abords ou à l’intérieur des centres d’IVG et d’autres lieux d’information comme les Plannings Familiaux, ces activistes ont changé de stratégie et envahissent aujourd’hui internet et les réseaux sociaux. Hélas, ils sont encore très référencés malgré la mise en ligne du site du gouvernement qui est parfois devancé par le site ivg.net assorti d’un n° vert (celui qu’a piégé Guillaume Meurice).

Leurs stratégies sont multiples : cibler un public jeune et plus désinformé via des noms « branchés » comme Afterbaiz ; se faire passer pour des sites bienveillants comme ecouteivg ; ou encore créer des pages facebook. Cette page compte plus de 40 000 fans et renvoie au même numéro vert qu’ivg.net.

Derrière ces sites ? Des militant-es opposés au droit à l’avortement, notamment issu-es de groupuscules comme Civitas, «Les Survivants» et autres collectifs anti-IVG.

Certain-es député-es ou personnalités hurlent déjà à l’atteinte à la liberté d’expression. Mais les effronté-e-s ne sont pas du tout pour censurer les sites qui se positionnent contre le droit à l’avortement et qui exposent leurs argumentaires à ce sujet. C’est bien le fait de donner des informations fausses et dangereuses pour la santé des femmes, notamment les plus jeunes, tout en se présentant comme étant des supports d’information officiels et neutres, qui doit être sanctionné.

Les effronté-e-s considèrent que le droit à l’IVG est un droit fondamental, qui doit être constitutionnalisé, et qu’il est important de le défendre sur le terrain au moment où des personnalités politiques de premier plan le stigmatisent publiquement au nom de leur foi, comme l’a fait le candidat à la présidentielle François Fillon, ou de la prétendue irresponsabilité des femmes, comme le fait Marion Maréchal Lepen en parlant d’IVG de confort.

Quant à Mgr Georges Pontier qui parle d’une atteinte aux libertés, ce n’est pas en trompant, en parlant de symptômes post-IVG inventés de toutes pièces, en culpabilisant et en manipulant les femmes et les jeunes filles qu’on optimise leurs choix libres et éclairés, bien au contraire !

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