CP : STUPÉFACTION ! La demande de libération de Jacqueline Sauvage rejetée

STUPÉFACTION !
La demande de libération de Jacqueline Sauvage rejetée


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Les effronté-e-s sont accablées et scandalisées par le rejet de la demande de libération de Jacqueline Sauvage, six mois après la grâce présidentielle qui lui avait été accordée !

Ainsi, Jacqueline ne pourra pas retrouver ses proches et trouver enfin la paix après ces longues décennies de douleurs et de violences.

Pourtant, les témoignages de ses trois filles qui avaient accusé leur père de les avoir violées ne laissent aucun doute sur le régime de terreur que celui-ci leur faisait subir. De même que le coup à la lèvre dont souffrait leur mère le jour du meurtre. Hélas, la justice n’avait pas qualifié ce meurtre de légitime défense du fait que la réaction n’avait pas été concomitante et proportionnée aux coups reçus. Mais comment proportionner 47 années de maltraitances physiques et psychologiques ? Les effronté-e-s exigent que soit enfin pris en compte le syndrome de la femme battue qui développe un stress post-traumatique, induisant des mécanismes de défense incompris par la Justice.

Nous sommes d’autant plus déçues que la mobilisation des militantes féministes avait réussi à lancer un vrai débat de fond sur les violences faites aux femmes. Nous comptons depuis le début de cette année 67 femmes mortes sous les coups de leurs compagnons ou ex-compagnons. Qui en parle ? Il aura fallut paradoxalement qu’une victime tue son bourreau pour qu’on en parle enfin ! Car nous le savons : Si Jacqueline avait finit par succomber aux coups de son conjoint, elle n’aurait sans doute fait l’objet que d’une brève dans la rubrique des faits divers, dans l’indifférence générale, au lieu de faire la Une de tous les journaux.

Le cas de Jacqueline Sauvage est très représentatif. Comme 85% des victimes, elle n’avait jamais porté plainte. Sa mère était, elle aussi, battue par son père, banalisant sans doute à ses yeux la normalité des scènes de violences conjugales. Elle avait un statut professionnel de conjointe collaboratrice qui ne lui permettait pas de toucher ses propres salaires. Dans un pays où l’autonomie financière des femmes est loin d’être acquise, où les ordonnances de protection interdisant aux hommes violents d’approcher leurs victimes sont rares, où le manque de places d’hébergement d’urgence est flagrant, où les subventions allouées aux associations qui accompagnent les victimes sont rognées, comment s’étonner que les femmes hésitent à porter plainte de peur des conséquences et des représailles ?

Les effronté-e-s restent mobilisées auprès de Jacqueline Sauvage et contre toutes les formes de violences faites aux femmes jusqu’à ce que de réelles mesures et une réelle prise de conscience sur la nature et l’ampleur de ce phénomène viennent arrêter l’hécatombe !

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