Pourquoi l’abolition de la prostitution est-elle une affaire de jeunes ?

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Dans le cadre de « La semaine des Jeunes pour l’Abolition », sept organisations de jeunesse, les efFRONTé-e-s, Osez Le Féminisme, l’Unef, l’UNL, les JC, les MJS et l’UEC, vous inviterons à débattre sur la nécessité de lutter concrètement contre le système prostitueur.

Mercredi 3 juin à 18h30 au SAFE

35 rue Maurice Ripoche 75014

Évènement facebook

Le mercredi 3 juin à 18h30, venez en discuter au SAFE, Squat Artistique, Féministe & Écolo, autour d’une séance d’arpentage du livre « Les clients de la prostitution » de Claudine Legardinier et Saïd Bouamama.

Inscription obligatoire :

L’arpentage est un exercice d’intelligence collective qui consiste à demander aux personnes présentes d’avoir chacune l’exemplaire d’un livre (fourni sur place), d’en lire chacune silencieusement dix pages, puis de restituer oralement en trois minutes quels sont pour elles : le résumé du passage qu’elles ont lu, l’idée forte qui s’en dégage, la phrase forte qu’elles retiennent, et ce qu’elles en ont pensé.

Après un tour de parole, tout le monde aura entendu l’intervention de chaque personne sur les dix pages qu’elle a résumé, et aura lu d’une certaine façon la totalité du livre, de façon vivante, interactive, et qui prête au débat.

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Les jeunes se mobilisent pour l’abolition de la prostitution

ici en PDF

À quelques jours de la deuxième lecture de la proposition de loi d’abolition de la prostitution à l’Assemblée nationale, les Jeunes pour l’Abolition lancent la Semaine de l’Abolition, du 30 mai au 6 juin.

Collectif créé en septembre 2013 par l’Union Nationale des Étudiants de France (UNEF), le Mouvement des Jeunes Socialistes (MJS), l’Union Nationale Lycéenne (UNL), Osez Le Féminisme ! (OLF), les efFRONTé-e-s, le Mouvement des Jeunes Communistes de France (MJCF) et l’Union des Etudiants Communistes (UEC), les Jeunes pour l’Abolition s’engagent pour une société dans laquelle les femmes ne sont pas un produit que l’on peut acheter.

Le monde dans lequel nous voulons vivre est celui de la liberté sexuelle et de l’égalité entre les femmes et les hommes. La prostitution, c’est le contraire de ce projet de société : c’est le paroxysme de la domination masculine et de l’exploitation économique. Les personnes prostituées évoluent dans un univers de violence extrême, qu’elles soient dans la rue ou dans des hôtels de luxe, comme l’a montré l’affaire du Carlton.

Nous ne croyons pas à l’argument de la « liberté » de se prostituer : c’est la contrainte économique qui les pousse la plupart du temps vers la prostitution. Les Jeunes pour l’Abolition rêvent d’un monde où les sexualités sont fondées sur le désir, pas sur l’argent.

Pour lutter contre ce système de domination sexuelle et économique, la proposition de loi d’abolition de la prostitution donne des outils fondamentaux. Avant tout, elle veut garantir la protection des personnes prostituées, qui entrent dans le système très jeunes (14 ans en moyenne). Elle renforce la lutte contre les réseaux de traite, à qui bénéficient les revenus de la prostitution, et prévoit la pénalisation des clients, à laquelle 73% des 18-25 ans sont favorables. Enfin, l’éducation à la sexualité et la prévention du recours à la prostitution sont inscrits dans le texte.

Les Jeunes pour l’Abolition demandent aux député-e-s de se mobiliser pour la 2ème lecture à l’Assemblée nationale, le 12 juin prochain, et redonner au texte tout son sens, après un passage au Sénat qui a rétabli le délit de racolage et supprimé la pénalisation des clients.

Afin de soutenir la proposition de loi, et de marquer notre détermination à la voir aboutir, le collectif des Jeunes pour l’Abolition lancera samedi 30 mai la Semaine pour l’Abolition : une semaine pour promouvoir nos arguments, nos idées, nos valeurs ; une semaine pour convaincre qu’une société où la prostitution est considérée comme ‘normale’ n’est pas compatible avec l’égalité entre les femmes et les hommes ; une semaine pour dire qu’un autre monde est possible.

Agenda de la semaine pour l’abolition :

  • Samedi 30 mai à 17h : Lancement de la semaine par Osez Le Féminisme à Paris X, Nanterre
  • Mercredi 3 juin à 18h30 : Évènement des efFRONTé-e-s au SAFE (voir ci-dessous)
  • Samedi 6 juin : Ciné-débat au Bureau National de l’UNEF
  • Vendredi 12 juin à 12h30 : Rassemblement devant l’Assemblée Nationale

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Une réflexion sur “Pourquoi l’abolition de la prostitution est-elle une affaire de jeunes ?

  1. Message à Fatima Benomar secrétaire générale des Effrontées.

    Objet : Contre la pénalisation des clients de filles de joie.

    Bonjour madame,

    Je suis un homme respectueux et courtois de 41 ans. Je rends visite à des filles de joie indépendantes et occasionnelles qui ont choisi contre rémunération de donner de l’amour à des hommes qui pour la plupart, comme moi, souffrent de détresse sexuelle et affective. Des hommes au bout du rouleau qui pour des raisons souvent incompréhensibles ne trouvent pas de femmes et pour qui le recours à des prostitués est leur seul moyen d’accéder à l’amour. Leur soupape de sécurité sans laquelle ils pourraient péter les plombs et commettre l’irréparable.
    Ce sont ces hommes qui sont exclus que vous, madame Benomar voulez pénaliser. C’est totalement abject et injuste. Bien sur, il existe de mauvais clients qui ont des comportements inadmissibles. Ils doivent être condamnés pour leurs comportements et seulement pour cela. Bien sur, il y a la traite du corps humain et des proxénètes sans scrupule. C’est eux qui doivent être poursuivis et mis hors d’état de nuire.
    Si vous voulez mettre fin aux trafics du corps humains la meilleur manière serait de légaliser la prostitution plutôt que de stigmatiser les hommes comme vous le faites en faisant des amalgames. Tous les clients ne sont pas des perverses. Nombre de filles vendent leur corps par choix. Elles sont indépendantes et libres d’arrêter quand elles veulent. Ces filles charmantes qui pratiquent le GFE font le plus beau métier du monde. J’en ai fait l’expérience. Je sais de quoi je parle. Lorsque l’on cherche une femme depuis quatre ans sans succès et que l’on va voir une fille, on la paye puis on lui fait l’amour 1/4 d’heure après c’est absolument magique, fantastique. Alors merci d’arrêter vos manipulations pour faire voter une loi abjecte et cela au nom aussi bien du respect des clients qu’à celle des filles de joie et de retirer votre signature de l’appel qui a été lancé. C’est dans l’intérêt de ces deux parties et des femmes. En effet, Empêcher des hommes à avoir recours aux filles de joie ne ferait qu’augmenter l’insécurité de toutes les femmes et nuirait à la santé des hommes.
    J’espère que vous entendrez raison.

    Dans l’attente d’une réaction positive de votre part, recevez Madame toutes mes salutations.

    Pierre Duverger

    PS : Bien que j’assume totalement ma démarche, je tiens à ne pas dévoiler l’adresse de mon domicile vu le climat délétère qui règne autour de cette question. Vous pouvez néanmoins me répondre par mail à l’adresse suivante :
    pduverger33@gmail.com

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