« L’éducation contre le sexisme » par l’efFRONTée Sarah Hafiz

L’éducation contre le sexisme et les violences faites aux femmes

Stop aux jouets stéréotypés !

Dès l’âge de 4 ans, tout enfant a conscience d’être une petite fille ou un petit garçon. Les jouets stéréotypés participent, dès le plus jeune âge, à faire de leur sexe biologique, un sexe social.

Petites voitures et jeux de constructions pour les garçons, Barbie et électroménager pour les filles, reflètent le sexisme de notre société et contribuent à la construction de l’identité d’un enfant :

20141031_171055

L’égalité dans la cour de récréation !

Plus tard, le jouet s’intègrera dans un comportement de groupe. Les filles joueront aux princesses et « à faire semblant », les garçons seront encouragés aux jeux d’action.

« Elles » restent cantonnées dans un rôle de princesse, « eux » se voient en aventuriers. Ceux qui pleurent s’entendent dire qu’ils font comme les filles. Celles qui grimpent aux arbres sont traitées de garçons manqués.

L’environnement familial, le sexisme véhiculé par la société, continuera peu à peu à réduire le champ des possibles selon le sexe, et l’épanouissement de leurs personnalités. À l’adolescence, ces jeunes femmes feront l’expérience de l’humiliation dans la rue face aux sifflets et à la culture du viol, apprendront à avoir peur dans l’espace public et intérioriseront leurs vie de proie facile, à force de subir violences physiques et verbales, souvent à caractère sexuel.

Nous, féministes, insistons sur le rôle à jouer des parents et de l’éducation dé-genrée dès l’école primaire, afin de briser le cercle vicieux du sexisme.

Non, tous les petits garçons ne deviendront pas des hommes violents, toutes les petites filles ne deviendront pas des femmes battues. Mais toutes et tous vivront dans une société où 10% des femmes subiront un viol et/ou des violences conjugales, où les métiers sont extrêmement genrés, où seules 16% des chefs d’entreprises sont des femmes, ainsi que seulement 27% des députés etc.

enfants-recreation-maternelle

La prévention avant tout !

Lutter contre les violences faites aux femmes ne peut se limiter aux seuls moyens de répression. L’école doit promouvoir des cours d’éducation sexuelle et des campagnes de sensibilisation permanents pour l’égalité des sexes. Parents, formation des enseignant-e-s, lutte contre les campagnes publicitaires sexistes, tous les moyens sont bons pour abolir les milles et uns rouages du système patriarcal.

Il est grand temps de désapprendre aux femmes la peur de l’espace public, et aux hommes le respect des femmes quel que soit la longueur de leurs jupes, l’heure tardive ou le taux d’alcoolémie. La prévention ne peut résoudre, à elle seule, toutes les violences faites aux femmes, mais elle a un rôle majeure à remplir pour agir sur les mécanismes sexistes assimilés dès l’enfance.

Nous ne pouvons, à ce titre, que regretter l’abandon des ABCD de l’égalité, ce programme contre le sexisme et les stéréotypes de genre que le gouvernement a supprimé face à la montée au créneau de quelques réactionnaires.

L-ABCD-enterre-le-gouvernement-continuera-a-promouvoir-l-egalite-filles-garcons_article_popin

Rejoignez-nous !

Femmes, hommes, enfants : rejoignez-nous ce samedi  22 novembre à 14h, pour une manifestation organisée par les associations et autres organisations féministes !

Plus d’infos, prochainement, sur le lieu et l’horaire !

Sarah Hafiz

4 réflexions sur “« L’éducation contre le sexisme » par l’efFRONTée Sarah Hafiz

  1. Du coup je vais acheter un circuit à ma gamine et une poupée à mon gamin. je sent qu’ils vont étre content. Si j’achéte une poupée à ma gamine c’est qu’elle aime ça et que c’est elle qui l’as demandé au pére noel et pareil pour mon gamin. Le feminisme, comme le christianisme, le judaisme, le sexisme j’ai l’impression que tout ce qui fini par « isme » me donne la chair de poule. à part peut être l’humanisme…

    J'aime

  2. Cet article est encore un exemple de ce double standard propre au sexisme des féministes, et de leur misandrie sans gêne. Les jouets stéréotypés ne sont pas que destinés aux filles. Les jouets stéréotypés destinés aux garçons sont souvent des jeux de guerre, violents, qui véhiculent des modèles et stéréotypes sexistes « traditionnels » tout aussi nuisibles aux garçons (sinon plus). Et pourtant, la seule chose ce qui attire l’attention de ces femmes sexistes, pour qui seules le bien-être des femmes et des filles comptent, c’est les jouets stéréotypés destinés aux filles : « deux poids, deux mesures ». Ces femmes défendent les filles, mais pas les garçons (contre les sexismes) : ce n’est certainement pas ça l’égalité des sexes.

    Par exemple, un des jouets stéréotypés destiné aux garçons sont les soldats-clones de la série Star Wars, qui offre des modèles (aux garçons) d’hommes mis en esclavage dès leur naissance pour être destiner à se battre dans une armée de clones (des hommes seulement, pas de femmes), et « dressés » pour un seul but : sacrifier leur vie sans aucune hésitation, sans instinct de conservation, comme si leur vie ne comptait pas. Et c’est ce genre de modèles que l’on donne à nos garçons? On ne peut pas, en tant que société, accepter de défendre les filles si on ne défend pas en même temps les garçons, à moins d’être une de ces femmes féministes, sexistes, qui n’ont aucune compassion et aucune solidarité envers les hommes et les garçons. Surtout que ce manque de solidarité envers les hommes et les garçons, de la part de la société et de certaines femmes (féministes) est justement dû à des millénaires d’utilisation des hommes à la guerre.

    Aussi, ces sexistes féministes oublient que les filles, contrairement aux garçons (il n’y a pas eu de libération de l’homme), sont plus libres parce qu’il n’est pas mal vue pour une fille de jouer avec un jouet traditionnellement masculin. Pour les garçons, il est encore mal vue de jouer avec des jeux traditionnellement féminin, et il est plus là le problème. C’est ce déséquilibre sexiste, cette injustice, amené par le sexisme féministe, qui pousse les gens à se dire : « si on ne libère pas les garçons, pourquoi devrait-on libérer les filles? ». Libérer les filles (et les femmes) sans libérer les garçons (et les hommes), c’est du sexisme, du sexisme de type féministe. Et il faut s’opposer à ce « néo sexisme », si on veut que la lutte au sexisme « traditionnel » soit efficace.

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s