PMA : chaudes patates pour la patate chaude !

Chaudes patate POUR la patate chaude du gouvernement !

Des promesses de campagne en faveur de l’égalité, c’est la mesure la plus féministe qui est passée à l’AS, entre autres.

Très bien. Super: on a eu le mariage pour touTEs. Et pourtant…
De par ses analyses sur le système patriarcal, les militantEs féministes ne sont pas des plus « nuptialistes ». L’institution du mariage a de tout temps été pensée pour consolider la domination masculine, comme en 1804 où elle affirmait l’infériorité de la femme mariée en France. Dans le Code civil, comme dans la vie de tous les jours, il reste de profondes traces des règles culturelles et juridiques qui l’encadrent, notamment en matière de fiscalité ou des tâches assumées par chacunE au sein du foyer.

Mais on ne va pas se plaindre d’avoir remporté une victoire, surtout par les temps qui courent. Les efFRONTé-e-s ont évidemment intégré la lutte pour ouvrir le droit des couples de même sexe de se marier, déconstruisant ainsi le modèle dominant de la famille hétéronormée. Quel que soit le choix de chaque personne LGBT « d’épouser » cette tradition, encore faut-il que la société la juge digne de le faire. Le mariage doit être interdit ou ouvert à toutes et tous !

Et sur la PMA, on ne lâche rien !

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La PMA est interdite aux femmes célibataires. Cette interdiction est d’ailleurs assez farfelue. L’adoption étant aujourd’hui autorisée aux célibataires, ce qui revient à créer une famille monoparentale (à l’instant T en tous cas), pourquoi l’accès à une PMA ne serait pas de même ouverte aux célibataires et à toutes les femmes ? Par ailleurs, l’écrasante majorité des couples monoparentaux sont plutôt le fruit d’un veuvage, d’une séparation ou d’un divorce. L’idée n’est donc pas d’éradiquer cette configuration en courant après les mères réclamant une PMA, ce n’est majoritairement pas elles qui structurent la monoparentalité aujourd’hui. Et nous ne pouvons que prendre en compte le refus d’une femme, à fortiori une homosexuelle, stérile ou pas, d’avoir des relations sexuelles avec un homme pour avoir un enfant.

Vous entendrez bientôt de nos nouvelles là-dessus !

Pourquoi la question des droits des LGBT nous concerne touTEs ?

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Depuis des siècles, le patriarcat a nié l’existence des LGBT qui disqualifient ses thèses sur la complémentarité des sexes. Cette dernière conditionne d’après les partisanEs du modèle patriarcal le désir et l’épanouissement dans le couple, et cela leur pique forcément les yeux de voir des couples du même sexe démentir cet à priori. En France, cela fait belle lurette que la famille « un papa, une maman mariés » n’est plus la norme. Nous avons des couples en union libre, des familles monoparentales, homoparentales ou recomposées, voire qui passent d’un modèle à l’autre tant la vie offre à nos expériences la richesse de ses surprises !

Ce qui fait un bon parent, ce n’est pas le lien de sang ou l’instinct maternel ! La ou le parent est celle ou celui qui va se réveiller au milieu de la nuit pour soigner l’enfant, le nourrir, l’élever, lui donner de l’amour et lui transmettre des principes comme l’ont toujours fait les parents adoptifs ou membre de familles recomposées.

Nous restons donc favorable à un projet de loi beaucoup plus complet en matière d’égalité des droits. Une loi qui s’inscrit dans l’histoire du Progrès, dans la lignée du mariage civil, du droit au divorce, de la dépénalisation de l’homosexualité, du Pacs, du droit à la contraception et à l’IVG… etc.

Toutes ces lois relèvent d’un même principe universaliste, et surtout communautariste. Quand les féministes ont obtenu le droit de vote et d’éligibilité des femmes, elles ont réaffirmé la devise « égalité » et doublé le nombre de citoyenNEs ! Le droit à disposer de nos corps a offert à toutes et à tous le moyen de vivre une sexualité épanouie. Le PACS profite largement aux couples hétérosexuels.

Par ailleurs, nous pouvons aussi faire évoluer le mariage. Aujourd’hui, un couple d’hétéro a le droit de composer le nom de l’enfant à partir des noms des parents, mais la règle par défaut reste celle de la transmission du patronymique du père. Pour les couples d’homos, le projet de loi propose d’accoler les noms de famille des parents par ordre alphabétique. Et pourquoi ne pas proposer que la nouvelle règle s’applique à touTEs, histoire d’enterrer la tradition patriarcale de la prédominance du nom de famille du père ?

Pour ce qui est de la mobilisation des réacs, nous aurions eu tendance, il y a quelques mois, à répondre « Pas de panique ! » car ces mêmes réactionnaires s’étaient successivement opposé à toute la série de droits cités. Rien de nouveau dans le ciel ! … Sauf que depuis, le sang de l’antiFa Clément Méric a été versé.

RDV samedi 22 (dans plusieurs villes de France) et dimanche 23 juin (à Paris – 15h au M° Opéra)

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