« La prostitution » par l’efFRONTé Lucas Gomez

prostitution

La France a réaffirmé, en 2011, une position abolitionniste du système prostitueur. Il existe cependant plusieurs législations dans le monde.

Lucas GomezLa position prohibitionniste, la plus répandue, interdit le proxénétisme et fait de la personne prostituée une délinquante. Proxénètes et personnes prostituées sont donc traquées par les autorités et stigmatisées de la même manière, et refusent de déconstruire les raisons structurelles qui rendent les femmes victimes de cette violence.

La position réglementariste, en vigueur aux Pays-­‐Bas ou en Allemagne, prétend légaliser la prostitution et en fait un métier comme un autre. Ainsi, nous pouvons voir proposés, dans certains lieux, des menus avec “Un repas, une chambre, une prostituée”, ces dernières devenant des objets de consommation assumés comme tels.

La position abolitionniste, ou néo-­abolitionniste menée en Islande, en Norvège ou en Suède, considère que la prostitution n’est pas compatible avec la dignité humaine, combat le proxénétisme, pénalise les clients en interdisant l’achat de tout acte sexuel, mais ne se retourne jamais contre les personnes prostituées. Au contraire, elle met en place un accompagnement destiné à les sortir du réseau proxénète.

 

La prostitution est un bastion puissant de la domination masculine, car toutes les dominations y sont concentrées :

La domination économique avec la marchandisation du corps des femmes qu’on incite à avoir des relations sexuelles non désirées compensées par l’argent. Or comme (selon l’ONU) 99% des richesses mondiales appartiennent à des hommes, le rapport de force est vite vu.

La domination sociale qui pousse les femmes précaires à avoir recours à la prostitution, celle-­‐ci connaissant un regain en temps de crise. A savoir que 80% des travailleurs pauvres en France sont des femmes.

L’essentialisme qui présente les hommes comme des consommateurs de corps de femmes au vu de leur sexualité irrépressible, tandis que les femmes, sans doute en vertu du Care qui leur serait si naturel, devraient combler ce besoin en mettant leurs corps à leur disposition, de façon consentie ou via un marché.

L’âge moyen d’entrée dans la prostitution est de 14 ans. C’est-­‐à-­‐dire que des femmes y entrent plus âgée… ou plus jeunes !

zéromacho

Campagne de Zéromacho

Les efFRONTé-e-s considèrent qu’on ne peut pas accéder aux corps des femmes par la voix marchande.

Nous sommes pour une société où le désir est réciproque et où le plaisir est partagé ! L’Etat doit mettre en œuvre des politiques publiques et sociales ambitieuses pour combattre le proxénétisme, mener des campagnes de sensibilisation, accompagner les personnes prostituées et instaurer, via l’éducation nationale, une réelle éducation sexuelle dès le plus jeune âge.

Lucas Gomez

Abolition

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