SODIMEDICAL : La lutte paie !

C’est avec un immense plaisir que les efFRONTé-e-s rédigent cette note pour se réjouir de la victoire des lutteuses et lutteurs de Sodimédical, ces 52 salarié-e-s – dont 47 femmes – qui se battent depuis plus de deux ans pour faire respecter la justice quant à l’obtention de leurs salaires et contre la délocalisation de leur production !

La longueur du calvaire n’a eu d’égale que le cynisme de la situation : elles la vivaient dans la circonscription même de l’ancien ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie, M. Baroin, qui n’avait jamais daigné intervenir de quelque façon que ce soit pour que justice soit faite et respectée.

Leur production, à savoir la fabrication de pièces destinées à l’usage des hôpitaux, allait être délocalisée en Chine pour permettre aux actionnaires d’accumuler plus de dividendes, et ce au mépris de tous les jugements qui avaient rejeté, l’un après l’autre, un plan social indéfendable !

Se croyant tout permis et fier de son sentiment de puissance, le groupe allemand Lohmann & Rauscher, propriétaire du site de Plancy-l’Abbaye dans l’Aube, ne cessait d’ignorer les décisions de la Justice : Ni la mutuelle, ni les salaires ni les astreintes n’étaient jamais versés. Il misait sûrement sur l’épuisement des lutteur-se-s condamné-e-s à la précarité, au découragement et au sentiment d’impuissance, tandis qu’agios et ruptures de contrats pleuvaient du côté des banques des salarié-e-s bafouées !

Alors que le découragement commençait à les gagner, la chambre sociale de la cour d’appel de Reims vient d’ordonner au groupe de verser sans plus tarder les dix mois de salaires qu’il devait aux salarié-e-s depuis octobre 2011, sous peine d’une astreinte de 400 euros par jour de retard et par salarié-e.

Mais aussi, le groupe est sommé de rouvrir le site sous peine de payer également une astreinte de 1000 euros par jour de retard et par salarié-e, les raisons du projet de délocalisation en Chine ayant été considérées irrecevables.

Au nom de toutes les femmes et de tous les précaires en lutte, nous disons Merci aux courageuses salariées et salariés de Sodimédical d’avoir fourni aux générations présentes et futures cette nouvelle démonstration que la lutte paie. Nous espérons qu’elle remplit d’espoir et de détermination toutes celles et ceux que l’épuisement et que le découragement accable sur beaucoup de dossiers non réglés : exemple les caissières et autres salarié-e-s du Monoprix Roquette dans le 11ème arrondissement de Paris qui luttent pour améliorer leurs conditions de travail !

Leur combat est désormais un exemple pour toutes les travailleuses et travailleurs en résistance !

Une seule leçon : c’est quand on s’y attend le moins, quand la résistance semble vaine, quand les épreuves nous mettent un genou à terre et quand la précarité abat notre courage que le bout du tunnel peut soudain apparaître.

En espérant très fort que le jugement sera rapidement appliqué !

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